Ce projet n'a toujours pas été réalisé.
Nous continuons, Brazimage production et moi à faire tout notre possible pour concrétiser cette aventure commencé il y a 3 ans.
Le concept est d'utiliser un espace totalement insalubre, où les habitants sont en cours d'expulsion pour en faire une œuvre
d'art qui attirera l'attention de la société face à cette situation inacceptable. Ces expulsions sont une façon de rayer le passé de
ces personnes.
Quand on imagine une œuvre d'art dans un lieu extrêmement précaire, il faut la penser pour qu'elle puisse intéresser les
populations les plus marginalisées. Comment toucher une population plus préoccupée à survivre
qu'à s'intéresser à l'art ? Le dessin proposé est le plan de la favela Aldeinha qui n'existe plus. C'est une manière d'évoquer d'un sujet pesant, la question des habitats insalubres, de façon poétique. Le lieu deviendra un espace de formation. Ainsi plusieurs
dizaines de jeunes issus de ces quartiers seront formés à divers métiers : jardinier, menuisier, etc. En créant un espace de
formation, on intéressera le voisinage à notre aventure.
En attendant, nous avons connu une nouvelle défaite, le site Aldeinha est devenu une usine d'asphalte. L'asphalte, le béton
ont été préférés aux fleurs. Notre premier soutien, le service des parcs de la ville de Sao Paulo, nous a proposé un nouvel espace dans le parque Raposo Tavares. L'espace est plus petit (6000m2), le dessin sera le plan
de la favela Aldeinha réadapté.