Ce projet a été réalisé dans une décharge à ciel ouvert, immense no man’s land de 100ha en plein cœur de Montréal. Ce lieu a servi d’abord de carrière, puis de site d’enfouissement de dechet. Il est entouré d’habitations qui ont souffert à la fois des émanations pestilencielles qui s’en dégagent et de l’immense dégradation esthétique qu’elle implique.Il y avait un devoir de rehabilitation pour ce paysage autrefois bucolique peint par de nombreux artistes du début du siècle, aujourd’huidénaturé par toutes ces activités.
Mon dessin accentue les éléments propres au site et notamment les capteurs de biogaz chargés de la récolte du méthane qui s’échappe des déchets.
Le Jardin des Capteurs a permis de montrer le fonctionnement du site
d’enfouissement. L’activité de la décharge n’a jamais été interrompue par mon travail.
Un contraste se crée entre ce premier plan organisé, décidé et bien intégré et le deuxième plan, qui est encore un cloaque où des camions continuent à décharger des déchets.
Ce jardin est à la croisée de trois approches de la nature qu’elle intègre : la première utilitaire, la seconde esthetique, la troisième, environnementale et sociale.
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